MOULIN A TAN

           

 

Le moulin à tan de Druyes fut construit au XIXème siècle. 

Les meuniers qui faisaient fonctionner ce moulin se succédérent jusqu'en 1910 environ. Une machine à vapeur actionnait les différentes machines utilisées pour broyer l'écorce de chêne et la réduire en poudre : le tan qui    servait à  la tannerie pour tanner les peaux.

Le tan est l'écorce que l'on réduit en poudre au moulin à écorce. Les écorces de chêne se récoltaient principalement au printemps lorsque la sève monte et est la plus abondante. Les bûcherons écorçaient les chênes en  pratiquant deux incisions circulaires autour des troncs de l'arbre, l'une à la base, l'autre en haut du  tronc. On fendait ensuite la couche corticale ainsi délimitée en bandes longitudinales. Ces bandes  coupées à 1 m, 1 m 50, étaient mises aussitôt à sécher durant deux jours  sur des châssis en bois. Les  bandes sèches étaient liées en bottes  calibrées de 16 à 18 kg chacune. Ces bottes d'écorce étaient  amenées  au moulin à tan par chariots tirés par des boeufs ou des chevaux. Elles  étaient ensuite stockées dans un hangar proche du moulin à tan. Le tan,  ensaché, était transporté jusqu'à la tannerie.  

Le tannage consiste à transformer une peau raide et putrescible en un cuir et fourrure souple et imputrescible. Le tannage était très lent. Les  peaux étaient empilées entre deux couches de tan dans des cuves  hermétiques et elles y demeuraient de 6 à 12 mois.
Ensuite, les peaux étaient assouplies (corroyées) et séchées. Les tanneries qui avaient besoin de beaucoup d'eau pour laver les peaux étaient toujours installées au bord des cours d'eau et elles sentaient       très mauvais.

Ce moulin cessa toute activité au début du XXème siècle et resta à l'abandon. La machine à vapeur fut donnée aux Amis du Château de Druyes avant la revente  du moulin et de ses dépendances.
 
L'espace restauré est désormais mis à la disposition des artistes pour des expositions durant la  saison touristique (juillet et août).