CAPITAINE JEAN ROCH COIGNET

       

 Jean Roch Coignet naît à Druyes les Belles Fontaines le 16 août 1776.  Enfant pauvre, presque  abandonné à lui-même, bien que fils  d'aubergiste, il loue ses services dans des fermes.
 En 1799, Coignet est conscrit.

 Jusqu'en 1815, Coignet participe à toutes les campagnes du Consulat  et de l'Empire. Il est aux batailles de Montebello, Marengo où il obtient  un "fusil d'honneur", Ulm, Austerlitz, Iéna, Eylau, prise de Berlin,  Somosierra, prise de Madrid, Eckmühl, Essling, Wagram, Smolensk,  Lützen, Bautzen, Dresde, Hanau, Campagne de France, etc... et  Waterloo.

 Jean Roch Coignet termine sa carrière militaire comme capitaine de la  garde impériale et officier de la légion d'honneur. Ayant participé à  seize campagnes et quarante huit batailles, il n'a curieusement jamais  été blessé !

 Chevalier depuis le 25 prairial an XII, promu officier de l'ordre durant les  cent-jours, il ne fut officiellement autorisé à porter cette dernière décoration qu'en 1847, en référence à  une ordonnance de 1831 sur les décorations accordées pendant les cent-jours.

 Retiré à Auxerre où il tient un bureau de tabac, Jean Roch Coignet commence à écrire ses mémoires  après le décès de son épouse, survenu en août 1848. Le premier tirage de 500 exemplaires fut  directement vendu par Coignet à ses clients. Ses "cahiers" étaient écrits dans un français approximatif,  Coignet n'ayant appris à lire et à écrire, selon ses dires, qu'en 1808 entre Friedland et Wagram.

 En 1883, un érudit, Lorédan Larchey, en révisant le style de l'auteur, publie ses écrits sous le titre "les  cahiers du capitaine Coignet", le titre initial donné par Coignet étant "les vieux de la vieille".

 Jean Roch Coignet décède à Auxerre le 10 décembre 1865. Son tombeau se trouve au cimetière Saint  Amatre.